Le 26 novembre dernier, c'était la "journée sans achat", une journée de sensibilisation à la sur consommation.
En ce moment, nous sommes plutôt dans la folie consommatrice. On dépense sans vraiment compter, on achète un peu n'importe quoi, par devoir, par paresse, on court partout et l’on stresse à mort : c'est bientôt Noël, youpi, youpi.
On coupe des sapins que l'on jettera deux semaines plus tard, on branche des illuminations moches de tous les côtés, et vas-y qu'on fait péter le compteur électrique et vas-y qu'on emballe et qu'on emballe, pour faire déborder la poubelle de papiers-cadeaux le 25 au matin.
Le Noël moderne a été inventé par les commerçants, le Père Noël est une pub de 1931 de Coca-Cola et l’on a oublié que Noël est une fête chrétienne qui célèbre la naissance de Jésus.
On va me traiter de rabat-joie, mais je m'en fous. Cette fête génère du stress, du mensonge, de la frustration, de l'hypocrisie. Il y a recrudescence des vols et des suicides pendant cette période, et tout ça parce que l'on a marchandisé cette fête. Quand Jésus de Nazareth a chassé les marchands des escaliers du temple (Jean 2, 13-22), il ne se doutait sans doute pas qu'un jour les marchands posséderaient le temple.
À ce stade, je dois rappeler mon athéisme et clarifier mon propos : je voudrais seulement que l'on en revienne aux fondamentaux de cette date ; une journée où l'on se réunit simplement, sans chichis, pour célébrer le rallongement des journées.
Allez, joyeux Noël et sans rancune.
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